Les Garcelon d'Ally et Chaussenac,

ou les chaudronniers en Espagne


plan de cette page :
- actes du notaire DELALO de Pleaux.

- 1er - vers Calamocha en Aragon - et les recherches d'Emilio Benedicto Gimeno

- 2ème - vers Alicante royaume de Valence     la maison Garcelon à Chaussenac

- quelques testaments avant le départ pour le royaume d'Espagne.

- compléments d'informations sur Pierre Garcelon (père et fils)

- les itinéraires possibles

cette adresse vous donnera un aperçu du travail du cuivre : les martinets 
Voir aussi ce livre de Patrice Pougade :
Le Voisin et le Migrant - Hommes et circulations dans les Pyrénées modernes (16ème et 19ème siècle).
Les paroisses d'Ally et de Chaussenac ont fourni un bon contingent de migrants en Espagne jusqu'à l'avènement du 1er Empire.


2ème- vers Alicante royaume de Valence

avec les Garcelon de Chaussenac et Pierre Garcelon de "Tarrieu" d'Ally

Dans un extrait de la notice historique de la paroisse de Chaussenac, établie par l'abbé Basset, ancien curé.
Le 15 juin 1514, avait eu lieu un autre partage entre François de Scorailles et Rigaud de Laveissière, auteurs des parties.
La terre de Miers avait été acquise par Rigaud ; le bois de Miers et celui de Charafrage étaient restés indivis entre les deux seigneurs,
ce qui occasionnait des contestations.
Les dits seigneurs donnant aux paysans permission de prendre du bois, des disputes s'élevaient entre eux et remontaient
jusqu'aux propriétaires.
Le second partage sera fait par Jean Serre, de Vèze, Antoine Bayle de Poumissous (?)
Le partage devra être accompli avant le 15 mai et le sieur de Laveissière aura le choix
Copie signé : Garcelon, notaire royal.
Nous ne savons rien de plus sur ce Garcelon notaire,

Michel Garcelon, notaire royal à Chaussenac, marié à Jeanne de Veyret de Brageac, il s'agit du 2ème mariage de Jehanne de Veyret. Comme nous n'avions aucun élément pour dater ce 2ème mariage, nous sommes passés par la famille Veyret de Brageac, afin de parvenir à un résultat.
Jehanne Veyret s'est révélée efficace pour contourner l'obstacle. Elle participe à 2 actes de notaires, l'un de 1616 et l'autre de 1621 et nous avons pu reconstituer une partie de sa famille.

En premier lieu nous avons dressé une chronologie de Jehanne de Veyret.
Ce graphique de descendance positionne tous ces personnages. Notez que Veyret s'écrit aussi Vayret.

C'est une hypothèse
, mais elle semble crédible.
Jehanne Veyret :
son 1er mariage cm. 24 novembre 1584, âge possible 16 ans d'où sa naissance possible 1568
son 1er mariage cm. 24 novembre 1584, âge possible 18 ans d'où sa naissance possible 1566
Testament de François de Veyret les 30 et 31 décembre 1606 fait au royaume d'Espagne ; nous ne savons pas où
mais pour le testament de Tortosa il a fallu 6 semaines pour arriver à Pleaux et le régler.
On peut penser qu'en Avril 1607 Jehanne avait été informée du décès de son mari.
Elle avait ses enfants à charge, donc concevoir un second mariage début 1608 parait raisonnable.
À ce moment-là elle serait âgée de 40 ans ou 42 ans.(1568 ou 1566)
Si nous ajoutons 4 ans pour concevoir 3 autres enfants,
elle aurait 44 ans à la naissance d'un dernier enfant vers 1612  (1568+44=1612) ou 46 ans si née en 1566 (1566+46=1612)
C'est cet âge de 44 ans qui nous pousse à supposer un 1er mariage à 16 ans, ce qui n'a rien d'extravagant pour l'époque.
Ses père et mère sont Jean de Veyret dit sieur de la Vernhe et Françoise Bardet de Burc ensuite nous trouvons
Jehanne de Veyret, dite sœur germaine de Jacques sieur de la Broha, son mari est François de Veyret selon
le cm. du 24 novembre 1584, "dit marchand", son testament sera rédigé en Espagne les 30 et 31 décembre 1606.
Jehanne aura 4 enfants de ce 1er mariage, Jean, Jacques, Jehanne et Françoise de Veyret.
De son mariage avec Michel Garcelon 3 enfants naîtront : François,Hélis et Jean Garcelon.

Nous n'avons ni la date ni le lieu ce mariage Garcelon x Veyret.


Quelques éléments de passage de la vie de Michel Garcelon
le 12 avril 1610 contrat de mariage entre Jean Célarier de Cheyssiol et Marguerite Delmas
le 6 juin 1618, en la ville d'Aurillac comparait Michel Garcelon notaire royal habitant Chaussenac (d-564)
le 7 mai 1622, Michel Garcelon reçoit le contrat de mariage de Bérail Garcelon et Françoise Savy
(voir Calamocha)
le 1er novembre 1626 avant midi dans la maison de Michel Garcelon notaire royal à Chaussenac (d-568)
ces actes de notaire et leurs suites sont dans le dossier "actes du notaire Delalo" voir plus haut
le 19 avril 1629 présent lors du mariage de sa fille Hélis avec Antoine Arman
le 12 septembre 1632 Michel Garcelon est présent lors du CM de son fils François et Marie Serre.
le 24 février 1638  d-10 à 14, actes signés Michel Garcelon.
Donc Michel est décédé après cette date.

Les enfants de Michel Garcelon x Jehanne de Veyret :
François marié à Marie Serre le 12 septembre 1632, à cette date Jeanne Vayret mère de François est décédée à Pleaux (voir le contrat de mariage)  Michel Garcelon aurait acheté une maison à Pleaux le 1er novembre 1626
Hélis mariée à Antoine Arman le 19 avril 1629, Jeanne Vayret est présente à ce mariage.
Jean contrat de mariage le 29 juin 1636 à Catherine Ribier
(cité dans un autre acte, voir d-127, mais nous n'avons pas ce contrat.)

Les enfants de François x Marie Serre :
Pierre, prêtre, il sera le parrain de Pierre (de Guernesey), nous avons son titre clérical.
Il sera curé de Menesterol en Périgord (24) Nous trouvons sa signature à partir du 3 avril 1702, une autre signature "Garcelon curé" apparait en janvier 1706, toujours dans les registres de Menestrol.
Antoinette mariée à Jacques Delbos le 28 aout 1671 à Ally, puis à Antoine Belleden le 30 janvier 1685 à Ally (voir les registres les parents sont nommés)
Michel né vers 1634 selon son acte de décès, marié à Marguerite Fontanges le 18 février 1670 à Ally
Pierre né +/- 1645, marié à Marie Vayret le 4 septembre 1685 à Brageac, dans son acte de mariage il est précisé qu'il a 40 ans environ, ce qui est probable puisqu'il commerçait à Alicante avec ses cousins.
Pierre Garcelon et Marie Vayret sont cousins issus de germains
Anne née en 1653, mariée à Jean Barbe le 3 novembre 1697 à Ally

Les enfants de Jean "le notaire" x Catherine Ribier :
Nous ne savons pas où sont nés ces enfants
mais les parents étant de Chaussenac on peut penser qu'ils y soient nés.
Jean, Antoine et Louis deviennent marchands chaudronniers à Alicante, avec leur cousin Pierre ci-dessus.
Il doit s'agir de l'influence de nombreux hommes de la région de Chaussenac partis pour l'Espagne.
Michel Garcelon leur frère ne nous a laissé aucune trace, il est vivant en 1667 étant sur le testament de son père.
Il y a aussi 2 filles, Antoinette, dite fille aînée, marié à Chausssenac avec Pierre Boudet (marchand en Espagne) et Jeanne mariée à Chaussenac avec Jean Duteil

De cet ensemble, seul Pierre Garcelon marié à Marie Vayret (fille du sieur de La Jarrige) possède encore une nombreuse descendance avec les Garcelon d'Amérique, à travers leur fils Pierre Garcelon, prêtre d'Ally, puis pasteur protestant à Guernesey.
À cette époque, Ally et Chaussenac semble être le point de ralliement des chaudronniers vers l'Espagne.
Il ne faut pas oublier que Bérail ou Geronimo Garcelon est venu de St Paul de Salers habiter à Chaussenac.
Ces migrants devaient tous se connaitre et se fréquenter, ils sont de villages proches, leurs alliances familiales sont très imbriquées et même si leurs destinations étaient différentes, leur intérêt était d'être solidaires, l'expérience des uns était nécessaire aux autres, il leur fallait connaître des itinéraires bien éprouvés.
Il ne faut pas oublier qu'ils voyageaient en groupe : sécurité oblige ! Sur place ils formaient des compagnies.

Il serait intéressant de lire attentivement les différents testaments émanant tant des migrants eux-mêmes que des membres de leurs familles, car une lecture rapide laisse entrevoir, parfois, de belles sommes d'argent.
C'est le but des migrations : trouver mieux ailleurs. 

Revenons à nos marchands chaudronniers à Alicante :
C'est ici que l'on peut mesurer l'importance des recherches et des découvertes faites par Emilio Benedicto Gimeno pour Calamocha ; à Alicante nous ne connaissons pas d'étude similaire !
Nous ne savons pas quand a commencé leur migration vers l'Espagne et si Alicante a été leur première destination.
Mais François de Veyret, cité plus haut, est un précurseur, marié àJehanne de Veyret le 24 novembre 1584.
Le dernier testament de François a été établi les 30 et 31 décembre1606 en Espagne.
La naissance de 4 enfants en 22 ans de mariage peut s'expliquer parl'activité de François de Veyret en Espagne.
Jacques de Veyret, le fils de ce François, va lui aussi en Espagne.
Dans le tableau ci-dessous, nous avons fait un récapitulatif de nos marchands chaudronniers, partis pour Alicante,

Nom Lieu d'origine marié à décédé à
Pierre Boudet Tarrieu à Ally, né à Mauriac Antoinette Garcelon après février 1684
Jean Garcelon Ostenac à Chaussenac Alicante Alicante avant oct.1685
Antoine Garcelon Alicante Juana Ares Vidal n'a laissé aucune trace
Antoine Garcelon Ostenac à Chaussenac Jeanne Diernat  Alicante en 1689
Louis Garcelon  Ostenac à Chaussenac Hélis Chadeffau Chaussenac en 1683
Pierre Garcelon Tarrieu à Ally Marie Vayret Chaussenac en 1728
Géraud Pomeyrol    Ostenac à Chaussenac ?
Antoine Cousques Cas à St Santin Cantalès

Jean Cousques Monédières à St Santin C.

Pierre Dabernat Ostenac à Chaussenac
Alicante

Les frères Garcelon Jean, Antoine et Louis doivent avoir commencé leur migration avant de se marier,
Il faut noter que Pierre Garcelon de Tarrieu est âgé de 40 ans lors de son mariage, sans être une règle ceci peut valider des mariages tardifs pour ces itinérants, le temps de créer une certaine richesse !
Leur sœur Antoinette se marie en 1664, Jean en 1671 à Alicante, Louis en 1678 et Antoine en 1684,
Jeanne la cadette en 1682.
Jean décède à Alicante ainsi qu'Antoine et Pierre Dabernat

Pendant longtemps pour nous, Jean Garcelon, fils de Jean "le notaire", s'est limité à cet acte "accord entre Antoine Garcelon et Hélis Chadeffau" voir plus bas mais :
La continuité de Jean Garcelon d'Alicante est due à la découverte de Françoise et Michel Thomas
à présent nous avons :
22 juin 1671: mariage de Jean Garcelon, fils de Jean "le notaire", à Alicante avec Juana Ares Vidal
d'où 3 enfants :
Juan Joseph Miguel né le 13 avril 1672 à Alicante
Antoine Joseph né le 15avril 1673, appelé Antoine "le neveu" dans quelques actes rédigés à Pleaux
Maria Térésa Catherine  le 22 novembre 1674 à Alicante
12 avril 1690 mariage d'Antoine Joseph, fils de Jean, à Alicante avec Juana Guillem Sucant
Ci-dessous l'église Collégiale Saint Nicolas de la Ville d’Alicante (photo de 2011 où se sont mariés Antoine Garcelon et Juana Guillem Sucant.                                                     Carte postale de 1905
    


18 juillet 1678; mariage de Louis Garcelon et Hélis Chadeffau,
contrat de mariage, d-268  d-269  d-270  le début facile à lire, après cela se corse !
à Ostenac paroisse de Chaussenac dans la maison de Jeanne Poughol,veuve de Gébaud Chadeffau, vivant marchand chaudronnier, . . . .   Louis Garcelon marchand chaudronnier trafiquant en Espagne gagné 1.500 livres de son travail et industrie et il a baillé à ladite Jeanne Poughol la somme de 1000 livres en louis d'or et d'argent et aussi monaye . . . et ladite Poughol s'en est contenté !
suite difficile à lire, nous n'avons pas trouvé la dot de la mariée. à la fin de l'acte vous trouverez une belle signature d'Hélis Chadeffau
Possible vacation à Alicante, très probablement avec ses associés.
29 septembre 1681 Louis Garcelon achète une terre à Antoine Lescure

3 novembre 1682
, testament et procuration de Louis Garcelon, marchand, partant en Espagne,
d-325  d-326  d-327
13 novembre 1682, a nommé son héritière universelle ladite Alis Chadeffau ______  plus a donné et lègué à Antoine Garcelon son neveu la somme de 100 livres payable dans deux ans après son décès à 50 livres par an,
Son neveu Antoine, fils de feu Jean décédé à Alicante, il a 9 ans et demi au moment de cet acte. Il bénéficiera de ce legs à partir de novembre 1684 âgé de 11 ans et demi.
Dans son testament Louis fait état de son frère Antoine et de ses 2 sœurs, mais pas de son frère Jean, donc celui-ci est déjà décédé ce qui nous situe l'âge d'Antoine à 9 ans et demi. Louis et son frère Antoine sont tuteurs d'Antoine

Son absence sera courte, puisqu'il décède l'année suivante à Chaussenac.

Concernant la durée des trajets : nous avons un exemple avec l'inventaire après décès à Tortosa, Espagne
le 20 août1712 et sa quittance chez Delalo à Pleaux le 1 octobre1712  soit 6 semaines.


2 octobre 1683 décès de Louis Garcelon à Ostenac.
8 février 1684, mariage d'Antoine Garcelon avec Jeanne Diernat assisté de Pierre Boudet son beau-frère
d-336  d-337  d-338  d-339
4 septembre 1685  mariage de Pierre Garcelon avec Marie Vayret à Brageac.
4 octobre 1685 voir d-350 un inventaire des biens laissé par le décès de Jean à Alicante par Alfonse ALARCON notaire à Alicante, il est dit aussi qu'un enfant mâle fut conduit au royaume de France par Pierre Garcelon
24 octobre 1685, d-348 - 349 Antoine Garcelon donne procuration à sa femme Jeanne Diernat
24 octobre 1685, d-350 - 351  accord entre Antoine Garcelon et Hélis Chadeffau : 
-constat du décès de Jean à Alicante,
-Antoine fils de Jean ramené en France par Pierre Garcelon
-état des biens délaissés fait par Alfonse ALARCON notaire, 900 livres environ, plus papiers et oblibations,
-Antoine Garcelon a reçu le revenu des 900 # pour nourrir et entretenir Antoine le neveu sans que la Chadeffau y contribue.
il est fait état de ses compères.
Question !  nous avons souvent rencontré  ce détail "a reçu le revenu de 900 livres" ou autre somme, mais jamais nous n'avons su de quelle façon cette somme était placée,  il existe le "chapteil"  mais dans ce cas c'est précisé.
Les frères Garcelon, marchands à Salers, appliquaient un intérêt  de 5% pour les retards dans le règlemnt de leurs  factures.

23 février 1689 testament d'Antoine Garcelon chez Bertrand Campes notaire royal à Alicante,
voir quittance du 7 décembre 1709 d-457 - 458
12 avril 1690 mariage d'Antoine Joseph, fils de Jean, à Alicante avec Juana Guillem Sucant. (voir plus haut).

16 février 1707
testament de Catherine Garcelon, femme d'Antoine Clary elle lègue entre autre dons à
Garcelon d'Ostenac cinq livres,  à cette époque le seul Garcelon vivant est son cousin Antoine Joseph d'Alicante, donc 17 ans après son mariage à Alicante il aurait maintenu des liens avec Chaussenac.
d-465  d-466  d-467   d-468
Cette Catherine Garcelon décèdera le 15 septembre 1757 à Barriac les Bosquets. Le testament ne fait pas le décès


Voici quelques testaments avant le départ pour le royaume d'Espagne.


02/10/1663    Jacques Savy :   030 031
18/09/1670    Jacques Rougier :  147 148
01/04/1671    Antoine Fillol  :  167 168
05/10/1675    Pierre Lafarge "cordonnier" :  225  226
01/10/1679    Guillaume Fillol "laboureur" : 279  280
20/08/1712    Georges Savy inventaire après décès à Tortosa en Espagne :  501 502 503
01/10/1712    Sa quittance chez Delalo à Pleaux :  488 489
22/04/1714    Quittance sur obligation consentie en Aragon :  509 510

La traduction de l'inventaire après le décès de Georges Savy, effectuée par Gabriel Domench
les Garcelon ne sont pas l'essentiel, ils vivaient et échangeaient avec leurs voisins.

Compléments d'information sur Pierre Garcelon (père et fils)

Pierre Garcelon a son 1er fils, Pierre, en 1686, d'autres enfants naitront en 1690, 91, 92, 94, 95, 96, 98, 1702, 1703 cela ne laisse pas beaucoup de temps pour des voyage en Espagne, il semble que cette aventure finit de façon abrupte, il n'y a plus de document relatant une quelconque activité de nos marchands chaudronnier à Alicante
13 avril 1693, déclaration de Pierre Garcelon à Pierre Dabernat  d-411 d-412 dernier document qui entérine cette aventure des Garcelon marchands chaudronnier à Alicante.
Les problèmes de sucessions et de partages ne sont pas toujours simples
Dans ce graphique de descendance 
Nous pouvons constater que les Vayret de Brageac faisaient partie des familles Garcelon, ceux de Chaussenac, comme ceux de Tarrieu.
Dans des actes, Pierre Vayret, sieur de La Jarrige habitant Brageac, est dit demeurant au lieu de "Pradel" et très souvent il signe : "La Jarrige" ou "La Garige" Ce qui peut expliquer qu'il soit connu sous le vocable "La Jarrige" appellation qui suivra sa fille après son mariage avec Pierre Garcelon.
Lorsque Pierre Garcelon, fils de François épouse le 4 septembre 1685 Marie Vayret, de 15 ans sa cadette,
il ne se trouve donc pas par hasard dans une famille inconnue puisqu'ils sont cousins issus de germains.
Pierre Garcelon établit un titre clérical en faveur de son fils Pierre pour lui assurer une rente à vie pour exercer sa profession de prêtre sous réserve qu'il renonce à tout héritage. Ce fils, Pierre, devenu prêtre exercera dans la paroisse d'Ally, en février 1716 Pierre est le parrain de la fille de son cousin.
Ensuite nous perdons sa trace.
7 janvier 1718 Antoinette Garcelon, tante de Pierre le prêtre, veuve Antoine Belladen fait son testament elle prend des disposions en faveur des enfants de son frère Pierre à l'exception de Pierre son neveu, mais celui-ci du fait du titre clérical que lui a octroyé son père a renoncé aux héritages de sa famille.
Même Antoinette dite "la Bâtarde" est bénéficiaire.
Mais à aucun moment elle ne fait allusion à Pierre le prêtre !

Donc, nous ne savons pas quand et pourquoi Pierre est parti.
 
Constance Hanscom, une de ses descendantes, nous avait demandé si l'éducation qu'il avait reçue pouvait avoir eu une influence dans son choix.
Il est très difficile de se faire une opinion.
A-t-il été influencé par les idées que pouvaient porter ses oncles, marchands chaudronniers ? 
Ou par d'autres migrants ? ceux-ci étaient parfois soupçonnés de sympathies pour les protestants.
Que s'est-il passé avec sa sœur Antoinette dite " la Bâtarde"  surnom qui l'a suivi toute sa vie ?
Le comportement du clergé, auquel il appartenait, pouvait-il en être la cause ?

Beaucoup de questions, mais l'énigme reste entière.

Nous retrouvons Pierre à Guernesey le 14 janvier 1722 :
vous trouverez la suite dans la page des Garcelon d'Amérique

Ainsi par sa décision, Pierre, fils de Pierre Garcelon et Marie Vayret de La Jarrige, a assuré la continuité du nom Garcelon transmis depuis Michel Garcelon le notaire de Chaussenac.


Et peut-être depuis ce Garcelon notaire à Chaussenac en 1514 !

Espérons qu'un jour nous pourrons remonter cette ascendance plus haut !


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